Joinville-le-Pont s’étire le long de la Marne, dans la boucle qui sépare Nogent de Champigny. Le centre, autour du pont et de la gare du RER A, mêle immeubles de rapport, petits collectifs et maisons de ville. Du côté de Polangis, la physionomie change : des villas et des pavillons de la fin du XIXe siècle et du début du XXe, en brique ou en meulière, bâtis à l’époque où l’on venait ici pour la rivière, les guinguettes et le canotage.
Ce bâti de villégiature a ses habitudes. Les toitures sont souvent compliquées : lucarnes, croupes, épis, petites toitures de véranda ou de marquise, auvents en bois sous débord. Chaque raccord est un point singulier, donc un endroit où l’eau peut entrer. Et la plupart de ces maisons ont été agrandies ou reprises à plusieurs époques, avec des matériaux qui ne vieillissent pas au même rythme.
La rivière ajoute sa part. Près des berges, l’air reste humide une grande partie de l’année : les versants exposés au nord se couvrent de mousse plus vite qu’en secteur intérieur, les tuiles de teinte claire se salissent, et le bois des rives de toit, des chevrons de débord et des planches de rive reste mouillé plus longtemps après la pluie. Un propriétaire qui passe l’œil sur sa toiture une fois par an s’en aperçoit : ce qui tenait vingt ans ailleurs tient parfois douze ans ici.
Sur la partie plus dense de la commune, autour de la gare, le sujet est autre : toitures de petits immeubles en zinc ou en tuile mécanique, souvent peu accessibles depuis la rue, avec des chéneaux encaissés derrière un acrotère ou une corniche. C’est le même métier, mais pas le même chantier : accès par la cour, échafaudage de pied ou nacelle, évacuation des gravats par l’escalier ou par benne en voirie.
Voilà pourquoi une page « couvreur Joinville-le-Pont » écrite comme une page de n’importe quelle ville ne servirait à rien : ce qui se passe sur un toit de Polangis en février n’a rien à voir avec ce qui se passe sur une toiture du plateau de Villiers ou de Créteil. Nous décrivons ici ce que nous contrôlons à Joinville, dans l’ordre où nous le contrôlons.