Le Bas-Montreuil est un ancien tissu industriel. Petites usines, ateliers, imprimeries : des bâtiments à grande portée couverts en sheds, ces toitures en dents de scie dont un pan est vitré pour éclairer l’atelier sans soleil direct. Beaucoup ont été reconvertis en logements, en bureaux ou en ateliers d’artiste. La toiture, elle, est souvent restée celle d’origine, avec ses verrières à petits carreaux et ses chéneaux centraux.
Les hauteurs de la commune sont un tout autre monde : pavillonnaire en meulière, héritage du Montreuil maraîcher dont les murs à pêches subsistent par endroits. Toitures à forte pente, tuile mécanique ou ardoise, charpentes traditionnelles. Ces maisons se traitent exactement comme celles de Fontenay-sous-Bois, la commune limitrophe.
Entre les deux, des collectifs de toutes les époques, du petit immeuble de rapport d’avant-guerre à la barre des années soixante avec sa toiture-terrasse. Cette diversité est la particularité de Montreuil : sur une même rue, trois bâtiments peuvent appeler trois métiers différents.
Concrètement, cela veut dire qu’un devis ne se fait pas au téléphone ici. Nous demandons systématiquement l’adresse avant de venir, parce que savoir si l’on va sur un shed, sur une meulière ou sur une terrasse change tout : les moyens d’accès, les matériaux, la durée, et le métier mobilisé.